Drosera

Après la présentation générale des plantes carnivores il est temps de rentrer plus en détail en présentant la famille des Drosera qui compte à ce jour plus de 190 espèces. Les Drosera poussent sur tous les continents et dans des conditions très variées y compris en France ! Ainsi on trouvera des Drosera tempérés, des Drosera tropicaux, Drosera pygmés, Drosera annuels, Drosera complexe petiolaris.

Drosera capensis

Les Drosera sont facilement identifiables par leur type de piège. Il se constitue d’une feuille entièrement ou partiellement recouverte de petits poils sensibles et sécrétant la fameuse glu (appelé mucilage). Le mucilage sert à attirer les proies et en même temps à les emprisonner, étant acide, il favorise grandement l’action des enzymes. Les poils quand à eux sont rayonnants (orientés vers l’extérieur), lorsqu’une proie est capturée ceux ci s’orientent vers le centre de la feuille afin de la rabattre et de l’immobiliser puis la digérer sur place. On trouve des poils transparents, rouges ou verts.  Ainsi toutes les enzymes dissolvent ce qui peut l’être sur la proie et les sucs ainsi obtenus sont absorbés par la plantes. Le cadavre de l’insecte est ensuite rejeté lorsque les poils se réorientent vers l’extérieur. On compte quelques jours, selon la taille de la proie, entre la capture et le rejet du cadavre.

Drosera Madagascariensis

Les Drosera produisent des fleurs très délicates et éphémères qui ne tarderont pas à devenir graines si elles ont été pollinisées. Certaines espèces (Drosera pygmés) produisent également des gemmes, un moyen très rapide pour cloner une plante. Contrairement aux graines, les gemmes sont un moyen de reproduire la plante de manière non sexué, sans échange de gène: pas possible d’obtenir une plante hybride à partir de gemmes.

Certaine espèces de Drosera sont parmi les plantes carnivores les plus facile à cultiver en France et sont donc tout recommandées aux débutants. Malgré la diversité des espèces on garde néanmoins les bases commune de culture au plantes carnivores, à savoir une terre pauvre constituée de tourbe blonde, de l’eau de pluie ou osmosée, pas de nourrissage artificiel et beaucoup de lumière. Ce qui changera en fonction de l’espèce est principalement la température, les périodes de repos et l’hygrométrie et donc de savoir si ce sont des plantes carnivores à cultiver en intérieur ou en extérieur.

Les Drosera sont parfois attaquées par des pucerons, surtout ne jamais les pulvériser avec un anti-pucerons du commerce, qui sont bien trop fort. J’en ai fait l’amer expérience et mon Drosera est brûlé a 80%. Je vous conseil donc l’utilisation d’un mélange de savon noir et d’eau à pulvériser.

 
Auteur Sylvain Bui > www.sylvain-bui.com